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Une bonne saison pour les pêcheurs et les transformateurs de crabe des neiges de la zone 17

Dans la zone 17, le crabe des neiges est en abondance, la relève de la biomasse semble assurée, les conditions de captures sont bonnes. Voilà la façon dont les pêcheurs décrivent sommairement leur saison. Du côté des transformateurs, l’approvisionnement est constant et le marché québécois répond à l’offre.

«Le 28 avril, on avait 82 % du tonnage qui était débarqué», indique le président de l’Association des crabiers de la zone 17, Marc Doucet. Au début mai, il restait 8 ou 9 pêcheurs toujours actifs pour de petits tonnages à prélever, soit de 2 000 à 15 000 livres.

Avec de bonnes prises dans les casiers et des débarquements intéressants, le pêcheur du Bic n’échappe pas, sur le plan personnel, au portrait global de l’ensemble de la flottille de son association. Il a atteint son quota de 191 000 livres le 18 avril. Plusieurs de ses confrères ont terminé leur saison entre la mi-avril et la fin avril.

Simon Vallée possède un double permis de pêche. Dans la première semaine de mai, il lui restait deux voyages à faire afin de prélever les 7 à 8 % qu’il lui manquait pour atteindre son quota de 230 000 livres. S’il estime que sa saison a bien été, il évalue néanmoins qu’elle a été plus difficile que celle de l’an passé. Quoi qu’il en soit, Simon Vallée et Marc Doucet considèrent que les conditions de capture étaient favorables dans l’ensemble.

«Les gars étaient contents de la qualité, fait savoir M. Doucet. On a un peu de crabe résiduel qui a été capturé dans les casiers. Ça nous dit qu’on a laissé assez de crabe sur le fond et que les 15 % d’augmentation étaient justifiables.» Simon Vallée estime que le crabe capturé est plus gros et plus beau cette saison.

NOUVEAU CYCLE BIOLOGIQUE

M. Doucet observe un nouveau cycle biologique de la ressource qui est encourageant pour les prochaines années. «Avec les relevés post-saison, on avait vu du nouveau crabe qui s’en venait. On voit du crabe mélangé et plus petit dans nos casiers. Il y a beaucoup de diversité. C’est un nouveau cycle qui recommence. C’est signe que la biomasse va continuer d’augmenter.

Pour Simon Vallée, le début d’un nouveau cycle aura un impact positif encore plus grand l’an prochain. «J’ai vu plus de bébés crabes et de femelles pleines d’oeufs, ce qui me fait croire qu’il va y avoir abondance.»

Pour Marc Doucet, les données obtenues l’hiver dernier sont le reflet de ce que constatent les crabiers. «On s’attendait à avoir une belle saison et c’est ce qui se passe. Les débarquements vont bien et on est reparti pour d’autres belles années!»

PRIX DE DÉPART DE 2,25 $

Le prix de départ au débarquement est de 2,25 $ la livre. «C’est comme il y a quatre ou cinq ans, où on avait un prix qui était fixé au départ et qui était parfois ajusté avec des ristournes aux pêcheurs à l’automne ou à l’hiver», spécifie M. Doucet.

Un ajustement demeure cependant incertain. «Ça dépend des usines, croit le président de l’Association des crabiers. Si le marché américain repart, que les vieux stocks s’écoulent et que le crabe peut être vendu à meilleur prix, on peut avoir un ajustement. Mais, tant qu’il y a des débarquements de crabe et que les usines continuent à transformer et à envoyer ce qu’elles peuvent aux États-Unis, il est trop tôt pour savoir.»

RENTABILITÉ MOINS FACILE À OBTENIR

La rentabilité est moins facile à obtenir, de l’avis de Marc Doucet. «Une fois tout payé, il ne faut pas s’énerver. Il faut se tenir tranquilles sur les dépenses, comme l’entretien préventif qu’on pouvait faire pour prendre de l’avance. Là, on fait ce qu’on a à faire qui presse et le reste attend. Le prix du diesel nous coûte le double d’il y a deux ou trois ans et le bateau n’en consomme pas moins. Aussi, les appâts qu’on payait 50 cents la livre sont rendus à 1,20 $. Ça vient affecter la rentabilité de l’entreprise.»

Simon Vallée prévoit, pour sa part, que sa saison sera rentable. S’il espère un ajustement, il n’en est pas moins incertain. «On va voir comment le marché américain va se comporter. Si Terre-Neuve a un gros volume à rentrer, est-ce que ça risque de faire monter le prix? J’ai l’impression que cette année, il va falloir se contenter de ça.»

LE MARCHÉ QUÉBÉCOIS EST AU RENDEZ-VOUS

Comme le crabe est un produit d’exclusivité sur le marché québécois, il a trouvé facilement preneur au départ. C’est du moins le constat qu’en font le directeur de Fruits de mer de l’Est du Québec à Matane et le propriétaire des Pêcheries de l’Estuaire à Rimouski. «Le crabe a un effet de primeur; c’est le premier à sortir de l’eau après l’hiver, soulève Henry Clapperton de l’usine de Rimouski. Le crabe de la zone 17 est le premier. C’est un produit populaire en début de saison, surtout sur le marché québécois.»

L’usine de Matane a commencé ses opérations de transformation à la fin mars avec un seul bateau de la zone 17 pour l’approvisionner. «Mais, à partir du 13 avril, on a produit beaucoup plus», précise Stéphane Garon. Selon lui, les grandes chaînes d’alimentation du Québec et certains gros distributeurs étaient présents, comme tous les ans. M. Clapperton précise aussi que, comme le prix est plus abordable, l’impact se fait sentir à la hausse sur les ventes. Stéphane Garon confirme : «C’est mieux que l’année passée.»

SURPLUS D’INVENTAIRES

Les deux transformateurs estiment que l’effondrement du marché américain en raison d’un surplus d’inventaires de 2022 leur complique la vie. La rentabilité de l’usine pourrait être menacée. Avec le prix de vente actuel du crustacé, ce n’est pas payant pour l’entreprise, de l’avis de Stéphane Garon.

Selon M. Clapperton, la consommation du crabe aux États-Unis progresse très lentement et à des prix moindres que l’année passée. «Ce n’est pas comme d’habitude. On sent vraiment une résistance. Les stocks s’écoulent lentement. On peut espérer que ça s’améliore. Ça se fera sur une période d’un an ou deux.»

S’il ne peut prévoir une amélioration des conditions de vente à court terme, le directeur des Fruits de mer de l’Est du Québec ne l’espère pas moins. «Quand Terre-Neuve va ouvrir, c’est là qu’on va savoir ce qui va se passer», précise-t-il. De son côté, le propriétaire des Pêcheries de l’Estuaire aborde la situation avec philosophie. «On prend ça une semaine à la fois. Comme le crabe de Terre-Neuve n’est pas encore sur le marché, ça nous permet de positionner notre produit, mais à des prix inférieurs aux dernières années. Après le dénouement du conflit à Terre-Neuve, on va voir comment le marché va réagir.»

La pêche au crabe des neiges de la zone 17, qui s’étend de Trois-Pistoles à Rivière-à-Claude sur la rive sud et des Escoumins à Pointe-des-Monts sur la rive nord, a commencé le 27 mars, pour une période maximale de 13 semaines. Le total autorisé des captures est de 1 394,49 tonnes, soit une hausse de 15 % par rapport aux débarquements de l’an dernier.

ESTUAIRE DU SAINT-LAURENT – page 5 – Volume 36,2 Avril-Mai 2023

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