Une chasse aux phoques très limitée en 2021

Actualités, Nouvelles, Pêche
0

En l’absence de glace dans le golfe du Saint-Laurent cet hiver, seulement la moitié de la mouvée habituelle de phoques du Groenland est venue y mettre bas. C’est, du moins, l’estimation qu’en fait le chercheur scientifique Mike Hammill de l’Institut Maurice-Lamontagne (IML), qui n’a repéré que deux petits troupeaux au nord-ouest de l’Île-du-Prince-Édouard et à une trentaine de milles au nord de l’aéroport de Charlottetown, à la fin février-début mars.

Il précise que la glace était quand même d’une épaisseur de 30 à 40 centimètres dans ces secteurs. «La seule glace de qualité, les phoques l’ont trouvée, dit-il. Le problème c’est que c’étaient des petits morceaux de glace sans la protection de bouscueils; il n’y avait rien. Donc, les phoques étaient plus vulnérables aux vagues et aux tempêtes.»  

Tout comme en 2010, une autre année dépourvue de glace dans le golfe, M. Hammill s’attend d’ailleurs à un haut taux de mortalité par noyade chez les nouveaux nés, cette année. Malgré tout, il évalue toujours le troupeau à 7,6 millions de têtes, soit la donnée mise à jour en 2019. «Entre les dernières évaluations, il y a eu un déclin et ça a remonté; le déclin était dû à la chasse d’avant 2008 et à une augmentation du taux de mortalité. Mais maintenant il y a moins de chasse et la population a remonté un peu», soutient le scientifique, qui indique que le prochain recensement quinquennal est prévu pour le printemps 2022.

Depuis le début de l’année 2021, il n’y a eu pour toute activité de chasse dans le Golfe que l’abattage commercial de phoques gris sur une portion de plage de la réserve écologique de l’île Brion, après la mise-bas de janvier. On se rappellera que le ministère de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques du Québec (MELCC) avait autorisé cette chasse afin d’en documenter l’impact sur l’écosystème dunaire. Il a mandaté un chercheur de l’Université Laval, Stéphane Boudreau, spécialisé en écologie végétale, de lui faire rapport sur la question pour mars 2023.    

Du reste, le ministère n’a eu que des échos positifs du déroulement de la campagne d’observation et d’échantillonnage, selon sa relationniste Caroline Cloutier. «Le MELCC est satisfait des démarches qui ont mené à la réalisation de cette première chasse à l’hiver 2021, nous écrit-elle par courriel. En effet, il y avait un défi logistique d’associer une chasse en présence d’observateurs devant se rendre disponibles aux Îles pendant plusieurs semaines, puisque l’accès à l’île Brion est dépendant des conditions météorologiques et de navigation, dans un contexte de mesures sanitaires évolutives liées à la pandémie de la COVID-19.»

À ce propos, le directeur de l’Association des chasseurs de phoques intra-Québec (ACPIQ), Gil Thériault se félicite de la surprise des scientifiques-observateurs à l’effet que seules des traces de sang étaient visibles sur la plage de la réserve écologique après le départ des chasseurs. «Ils doivent retourner l’été prochain pour voir s’il y a des traces de cette chasse, mais d’après moi, ils pouvaient bien y retourner dès le lendemain matin pour conclure.»

Le capitaine du CAPT’N WILLIAM et président de l’ACPIQ, Jonathan Vigneau, qui a participé à l’expédition de chasse, renchérit dans le même sens. «Nous, ce qu’on dit, c’est si 10 000, 12 000 phoques n’ont pas d’impact, cinq chasseurs sur l’île n’auront pas d’impact, fait-il valoir. Et si 12 000 phoques ont un impact, bien, ça veut dire qu’il faut les chasser parce qu’ils brisent la réserve écologique.»

D’autre part, notons qu’une expédition de chasse aux phoques gris sur les îlets des côtes de la Nouvelle-Écosse, planifiée en parallèle pour approvisionner la Boucherie spécialisée Côte à Côte, a dû être annulée. Le problème c’est que le JEAN MATHIEU, le navire en acier de l’escouade du capitaine Denis Éloquin, était alors en cale sèche. M. Éloquin raconte qu’il aurait dû débourser 45 000 $ en frais d’assurance pour permettre à son second navire fait de fibre de verre, l’AVALON VOYAGER II, de naviguer dans les glaces. «Ce n’était pas réaliste», laisse-t-il tomber. Le copropriétaire de la boucherie de Cap-aux-Meules, Réjean Vigneau, visait un approvisionnement de 2 000 bêtes. Bien qu’il dispose encore d’un peu d’inventaire en provenance de sa dernière expédition de chasse à Terre-Neuve en 2019, il anticipe une rupture de stock en cours d’été, faute d’avoir pu y retourner cette année en raison de la COVID-19.

REPÈRE – page 28 – Volume 34,2 Avril-Mai 2021

300 X 250 Wajax MTU
300 x 250 Notus
300 x 250 Trinav
300 X 250 Yanmar
300 X 250 Électro-Démarreur
300 X 250 Pétroles Poirier
300 X 250 Marindustriel
300 X 250 Latitude Marine
300 X 250 Kohler Marine
300 X 250 Marentrack
300 X 250 Desjardins
300 X 250 Fonds régionaux de solidarité FTQ
300 X 250 ZF
300 X 250 Raymarine
300 X 250 Diesel-Bec
300 X 250 Entreprises Léo Leblanc
300 X 250 CNESST
300 X 250 Entreprises Shippagan Ltée
300 X 250 Lelièvre, Lelièvre et Lemoignan
300 X 250 Polymos
300 X 250 Techno Soude Marine
300 X 250 Mackay Marine
300 X 250 Wajax Volvo Penta
300 X 250 Hydraunav
300 X 250 AssurExperts Clovis Morris
300 x 250 Conception navale FMP

À propos de l'auteur : 

admin_peche
abonnement@pecheimpact.com'

Nos partenaires

ÉPAQ
MAPAQ
AQIP
Comité sectoriel de main d'oeuvre des pêches maritimes

Abonnez-vous

Connexion des abonnés

Lost Password?

Réseaux sociaux

Nous Contacter

Journal Pêche Impact

167, Grande-Allée Est
Grande-Rivière (Québec) G0C 1V0

Téléphone : (418) 385-2126
Télécopieur : (418) 385-2888

Courriel : pecheimp@globetrotter.net