42e congrès de l’AQIP: au cœur de l’économie des régions maritimes

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L’Association Québécoise de l’Industrie de la Pêche (AQIP) a tenu son 42e congrès annuel du 21 au 23 janvier, sous le thème « La transformation et l’économie des régions maritimes ». Le directeur de l’organisation, Jean-Paul Gagné, indique que le thème visait deux objectifs: prouver l’importance des usines de transformation dans les régions et s’assurer que les transformateurs obtiennent leur juste part.

« On vend (des produits marins) pour 648 millions $. C’est important de prouver que la transformation a son importance », dit M. Gagné. Celui-ci ajoute que les transformateurs font partie d’une chaine, entre les pêcheurs et les distributeurs. « On voulait déterminer si le partage entre les différents acteurs de la chaine est équitable. On négocie des prix avec nos pêcheurs. Mais il faut savoir où on en est. Il y a des plans conjoints pour la mise en marché ordonnée de nos produits marins, il faut que chacun y trouve son compte. Du côté de la transformation, on se rend compte qu’on n’a pas le même avantage que celui que les pêcheurs ont obtenu sur l’augmentation des prix.  On va essayer de le récupérer, mais en s’assurant de respecter la loi. »

La rencontre s’est avérée bien remplie pour les membres de l’Association, rapporte Jean-Paul Gagné. Entre des conférences sur l’ensemble de la transformation alimentaire au Québec, des rapports d’économistes parlant des retombées de l’industrie de la transformation des produits marins dans les régions maritimes, une séance d’information sur les plans conjoints et un rapport de la Banque Nationale sur des prévisions optimistes pour l’économie en 2020, M. Gagné affirme qu’il y a de quoi ressortir confiants de cette rencontre avec les intervenants. Selon lui, l’avenir est prometteur quant aux possibilités de développement.

Plans conjoints: tout est à jour

Les conventions de mise en marché pour les espèces marines visées sont toutes à jour entre les différents maillons de la chaine, souligne Jean-Paul Gagné: « Pour la première fois depuis bien des années, il n’y a pas de dossiers qui trainent. Le dernier qui a été réglé, le 2 décembre, c’est pour le crabe des neiges de la zone 16 pour les années 2018 et 2019 et auparavant la cour d’appel avait réglé l’année 2016.  On essaie d’aller de l’avant sur des conventions négociées plutôt que de se présenter devant la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec, ce qui sauve du temps et des frais juridiques qui ont aussi des impacts sur les plans conjoints. »

Projets au Fonds des Pêches

Le Fonds des pêches du Québec a doté la province d’une enveloppe de 42,8 millions $ sur cinq ans l’an dernier pour assurer le développement et la mise à niveau du secteur. L’AQIP a déposé deux projets qui sont en attente d’approbation par les ministres provincial et fédéral, mais qui ont déjà reçu l’aval des fonctionnaires. « On sait qu’à l’heure actuelle, il y a pour environ 10 millions $ en projets qui ont été déposés. De notre côté, on dépose des projets quand ça peut concerner plusieurs usines », dit Jean-Paul Gagné.

Le dirigeant de l’AQIP indique qu’un projet de triage de sections de crabe des neiges par vision, c’est-à-dire de façon automatique et mécanisée, est sur la table. « Dans un contexte de pénurie de main- d’œuvre, ça va permettre de remplacer plusieurs personnes. Le secteur aura recours à plus de 350 travailleurs mexicains cette année, ça commence à faire du monde… donc la mécanisation va nous    aider », affirme M. Gagné.

Un second projet déposé par l’AQIP consiste à obtenir une mise à niveau pour les usines de transformation des poissons de fond pour accueillir et transformer le sébaste qui sera pêché massivement au cours des prochaines années. « On veut donner le mandat à une firme d’ingénieurs pour établir les couts pour chacune des usines intéressées. Je crois que le MAPAQ attend ces données-là pour aller de l’avant, mais c’est sûr qu’ils vont supporter l’industrie tant du côté de la capture que de la transformation », assure M. Gagné.

Dossiers à défendre

La rencontre annuelle de l’AQIP permet aux membres de cibler des dossiers à défendre auprès des gouvernements. Cette année, l’organisation concentre ses énergies notamment sur la nécessité d’un départ hâtif pour la pêche au crabe des neiges dans la zone 12 qui est touchée par la présence de la baleine noire en été. « On appuie le Nouveau-Brunswick pour l’obtention d’un déglaçage des baies qui va permettre de partir plus tôt. En Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, on sait que dès le premier avril, on peut sortir.  Si on pêche avant l’arrivée de la baleine, on vient de la protéger tout en maintenant l’économie », signifie Jean-Paul Gagné. Celui-ci explique qu’une fois que la baleine a été aperçue dans la région, des quadrilatères sont fermés à la pêche et empêchent les activités de capture de se tenir. Toutefois, pour M. Gagné, même s’il souhaite que le déglaçage se fasse au Nouveau-Brunswick pour que les chances de tous les pêcheurs soient les mêmes, advenant le cas où cette possibilité ne se manifeste pas, il souhaite tout de même un départ hâtif pour le Québec. « C’est certain que tout le monde aimerait partir en même temps, mais dans l’optique où on a des quotas individuels, ça ne change plus grand chose si certains partent un peu plus tard. Si le déglaçage fonctionne, on va pouvoir partir tout le monde ensemble », dit-il.

L’AQIP participera également à la mise en place de la Politique bioalimentaire 2018-2023, souligne M. Gagné. Celui-ci souligne que cette politique concerne tous les secteurs de la transformation alimentaire au Québec et que des rencontres importantes sont prévues en février, avril et mai pour statuer sur la mise en marché locale et l’exportation des aliments.

Appui des deux paliers de gouvernement

Le Congrès annuel de l’AQIP est généralement l’occasion pour les deux paliers de gouvernement de réitérer leur support auprès de l’Association. « On est la plus vieille association de transformateurs au Canada depuis 42 ans, souligne Jean-Paul Gagné. La ministre fédérale Bernadette Jordan nous a donné son appui dans nos projets, et le ministre provincial André Lamontagne nous a demandé de travailler ensemble, moins individuellement. Il faut que le MAPAQ et les membres travaillent ensemble pour obtenir une collaboration gagnante. »

Nouvelle catégorie de membres

Enfin, comme à chaque année, tous les membres de l’AQIP étaient présents au congrès et ont participé activement aux activités proposées. Les règlements généraux ont été modifiés pour permettre d’intégrer de nouveaux membres qui ne sont pas transformateurs. « S’ils sont acheteurs de produits marins et visés par les plans conjoints, même s’ils ne sont pas transformateurs, ils pourront se joindre à nous. Déjà, on a un nouveaux membre », souligne Jean-Paul Gagné.

ÉVÉNEMENT – page 22 – Volume 33,1 Février-Mars 2020

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À propos de l'auteur : 

Ariane Aubert Bonn
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