Fonds des Pêches du Québec : un accueil favorable des diverses composantes de l’industrie

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Bien que son existence était connue depuis quelques mois, le Fonds des pêches du Québec, qui est doté d’une enveloppe financière de 42,8 millions de dollars, a été lancé officiellement le 24 avril dernier, à Rivière-au-Renard. Cette somme d’argent est maintenant à la  disposition des secteurs de la pêche, de la transformation, de l’aquaculture et d’autres composantes de l’industrie pour son développement.

30 millions $ proviennent d’Ottawa, et 12,8 millions $ proviennent de Québec, afin de financer des projets permettant au secteur de se moderniser, d’innover et de devenir plus compétitif, plus efficace et plus rentable. L’amélioration de la qualité des produits et de la durabilité des pratiques sont au coeur de la démarche. L’adaptation aux changements climatiques est également visée.

Pour se qualifier, les projets qui seront déposés doivent se situer dans les domaines de l’innovation, de l’infrastructure et des partenariats scientifiques axés sur les technologies de pêche durable. Le programme du Fonds des pêches du Québec sera disponible pour une période de cinq ans, soit jusqu’au 31 mars 2024. Un secrétariat commun, fédéral et provincial, permettra d’analyser les projets qui peuvent être déposés dès maintenant à partir des formulaires en ligne sur les sites du ministère des Pêches et des Océans du Canada au www.fondspechesquebec.ca et du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec au www.mapaq.gouv.qc.ca/FondsPechesQuebec.

«L’objectif, c’est de soutenir l’industrie et la pousser par en avant», souligne le ministre québécois responsable des Pêcheries, André Lamontagne. Celui-ci signifie que le dépôt des projets peut se faire dès maintenant. Il ajoute qu’il souhaite que l’ensemble des secteurs de l’industrie de la pêche méritent leur juste part.

Le ministre Lamontagne prend soin d’ajouter que «c’est un programme codirigé par le fédéral et le provincial. Une chose qui est importante, c’est que nous avons demandé aux gens du comité de coordination du Fonds des pêches du Québec de s’assurer que la très grande majorité de l’argent disponible doit être investie pour le domaine de l’innovation. Et ça ne veut pas dire nécessairement que de la recherche. Notre industrie doit être à l’affût de ce tout qui se fait ailleurs dans le monde. J’ai pleinement confiance aux gens de notre industrie pour le dépôt de projets qui seront innovateurs, en plus de permettre à notre industrie de faire des progrès collectivement. Ces 42,8 millions $ sont disponibles pour assurer la pérennité de notre industrie des pêches. C’est une opportunité fantastique qu’il faut vraiment saisir, pour savoir comment se projeter pour l’avenir.»

Pour la ministre du Revenu national et députée fédérale pour la région Gaspésie – Les Îles-de-la-Madeleine, Diane Lebouthillier, l’annonce de ce fonds Canada-Québec est une excellente nouvelle. «De la mer à la table, les gens vont travailler ensemble», dit-elle. Celle-ci affirme souhaiter trouver de l’argent supplémentaire après les 5 ans que dure le programme afin de poursuivre le développement. Mme Lebouthillier souligne que la collaboration entre tous les secteurs augure bien autant pour l’École des pêches et de l’aquaculture du Québec, de Grande-Rivière, que pour Merinov, les pêcheurs, les transformateurs et autres acteurs de  l’industrie. Mme Lebouthillier parle de «synergie» entre tous les secteurs et elle compte veiller à ce que toutes les communautés maritimes soient bien servies par le programme.

LE MILIEU SE RÉJOUIT

Pour le PDG de Fermes Marines du Québec, Jean-Philippe Hébert, l’annonce de ce fonds est une excellente nouvelle. «Dans le domaine de l’aquaculture, on a toujours besoin de temps. Il faut trois à cinq ans pour que les espèces qu’on élève soient mises en marché. Avec les fonds qui s’échelonnent sur un ou deux ans, on ne peut pas aller très loin. Là, on peut déposer des projets sur une période de quatre à cinq ans, ce qui est excellent pour l’aquaculture où rien n’est rapide», dit-il. De plus, il affirme travailler déjà sur le dépôt d’un projet concernant les huîtres, en partenariat avec d’autres entreprises: «Il y a de nouvelles entreprises en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine. On regarde pour mettre en place le développement d’une huitre plus résistante à notre climat.»  M. Hébert ajoute que le développement de l’élevage du loup tacheté pourrait également faire partie de ses intérêts dans le cadre du Fonds des pêches du Québec.

Au Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie, son directeur O’Neil Cloutier reçoit favorablement l’annonce de ce fonds. Celui-ci dénonçait l’année dernière la présence d’un tel programme pour les autres régions maritimes de l’Atlantique excluant le Québec. L’équilibre étant rétabli, celui-ci  affirme : «On mène plusieurs projets de front, on a plusieurs idées. On va étudier les critères d’admissibilité, et on va analyser la meilleure façon d’obtenir des fonds disponibles. Je ne sais pas si on va être dans la première vague d’application de projets. Compte tenu de la problématique autour du Marine Mammal Protection Act, c’est certain qu’il va y avoir des projets qui vont viser la protection des mammifères marins par rapport aux activités de pêche. (…) On veut aussi rendre plus efficace l’élevage de petits homards pour l’ensemencement».

À l’Association québécoise de l’industrie de la pêche, le directeur général Jean-Paul Gagné affirme qu’il s’agit là d’une opportunité de développement intéressante pour le secteur de la transformation des produits marins: «Il y a un projet de valorisation des coproduits dans le secteur du crabe des neiges et du homard actuellement à Grande-Rivière et Paspébiac qui va surement bénéficier du fonds.»

Du côté de la Coopérative des capitaines-propriétaires de la Gaspésie, Jean-Pierre Couillard parle d’une occasion à saisir pour consolider l’avenir: «Il y a un   besoin. Il y a des inquiétudes autour de l’industrie de la pêche. L’économie de demain se prépare aujourd’hui, avec les technologies. Que ce soit au sujet des marchés, de la capture, du développement durable, de l’image de l’industrie, de l’expertise des gens de terrain, il y a beaucoup de choses qui sont importantes pour assurer notre pérennité, une relève en santé.» M. Couillard ajoute que la coopérative accueille avec joie la possibilité de déposer des projets. «Il va falloir moderniser la flotte et améliorer la qualité des produits. On va donc déposer des projets autour de ça.», ajoute-t-il.

DÉVELOPPEMENT – page 10 – Volume 32,2 Avril-Mai 2019

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À propos de l'auteur : 

Ariane Aubert Bonn
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