Les homardiers gaspésiens plus que satisfaits de leur saison 2021

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L’année 2021 aura été marquée par des captures exceptionnelles et des prix élevés tout au long de la saison, une année que les pêcheurs de la Gaspésie ne sont pas prêts d’oublier.

Sur la pointe de la péninsule, Charles Element est plus que satisfait de sa saison. Basé à Cap-des-Rosiers, il mène ses opérations dans le secteur du parc Forillon. Cette année, il enregistre des prises records. «Je n’ai pas encore calculé, mais c’est environ 10 % plus que l’an dernier, ma meilleure année à date», dit-il. Il se rappelle d’il y a à peine une décennie: «On a tellement eu de misère avant, mais depuis quelques années, les captures sont en augmentation.»

M. Element souligne que le réchauffement de l’eau contribue à de meilleures performances. Ses prises ont été régulières toute la saison avec une légère baisse à l’arrivée du capelan. «J’ai perdu deux ou trois journées à cause des gros vents», soulève-t-il, en affirmant que la météo a été tout de même bonne pour le secteur dans lequel il pêche. Côté prix, avec un départ à 8 $ la livre en début de saison et une augmentation à près de 10 $ à la fin, le homardier est satisfait: «On n’avait jamais vécu ça. Mais la demande est très forte aux États-Unis, ce qui fait monter les prix.» Au moment d’écrire ces lignes, il restait une dizaine de jours de pêche au capitaine qui navigue dans la sous-zone 19C.

À Percé, Alain Renaud est tout aussi enchanté. «C’est une des meilleures saisons côté prix et prises. Dans mon cas, c’est une année record pour les prises, avec 25 % de plus que l’an dernier», affirme le pêcheur. Celui-ci explique la situation: «Il faut dire que l’an passé, on a racheté un permis dans notre zone, donc il y a un pêcheur de moins, ce qui nous aide.» Avec les sept premières semaines à 8 $ la livre, la 8e semaine à 8,34 $, la 9e à 9,80 $ et la 10e à un prix inconnu au moment d’écrire ces lignes, mais laissant présager une augmentation, M. Renaud est enchanté. Du point de vue de la météo, seules deux journées de pêche ont été perdues pendant la période autorisée. «Quand ce n’est pas beau, on ne force pas trop, on donne un petit répit aux employés.»

À Sainte-Thérèse-de-Gaspé, Henri Lelièvre termine sa saison tout sourire. «C’est une saison positive. Ça a été meilleur que l’an passé, presque 20 % de plus du volume capturé», souligne-t-il, en précisant que dans son cas, c’est la meilleure saison qu’il ait connue depuis qu’il travaille comme capitaine-propriétaire, soit depuis 1999.

Selon M. Lelièvre, l’augmentation de la taille minimale légale de capture de 82,5 à 83 mm cette année ne s’est pas fait sentir, puisque les prises ont augmenté. Selon lui, cela représente un très bon présage: «On voit que la ressource est en très bonne santé. Avec le homard qu’on avait dans les cages en finissant, c’est encourageant.» Concernant la régularité de ses prises pendant la saison, il raconte: «Au début, c’était très bon. On a eu une baisse quand le capelan est entré, ce qui est normal, et c’est redevenu moyen vers la fin.» Henri Lelièvre est très satisfait des prix obtenus pour son homard: «Ça a aidé à faire une bonne saison, parce que les prix ont été stables, On a commencé à 8 $ et ça a monté à la toute fin.» La météo a été clémente dans son secteur, il a pu pêcher tous les jours.

Jean Nicolas, à Grande-Rivière, n’a jamais connu de pêche aussi abondante. Se gardant une réserve sur les proportions de l’augmentation de ses captures, M. Nicolas admet toutefois que 2021 est sa meilleure saison à vie. «On a eu des captures régulières, une baisse normale à l’arrivée du capelan, mais quand on a fini la saison il en restait encore. On commence à bénéficier de tous les efforts de protection de la ressource qu’on a donnés depuis le début, on voit énormément de petits homards et de femelles avec leurs oeufs», raconte le pêcheur.

«Le prix augmentait tout le temps, 9,80 $ la semaine passée, encore une hausse pour la semaine à venir (la dernière), c’est très bien», poursuit Jean Nicolas, sans toutefois se faire d’attentes pour l’année prochaine: «On ne croit pas au Père Noël, on prend ce qui passe.» M. Nicolas a perdu une seule journée de pêche en raison de la météo. Il vient de retirer ses casiers de l’eau et se prépare à poursuivre sa saison de pêche avec le hareng et le flétan.

Plus vers l’ouest, à Gascons, Aristide Blais se remémore à quel point les choses ont changé, pour culminer cette année vers un record de tous les temps. Pêcheur-propriétaire depuis 32 ans, mais en mer depuis environ 37 ans, «dans les premières saisons, on levait à bras, on n’avait même pas 100 trappes et il n’y avait pas beaucoup de homard», dit-il pour illustrer combien les choses ont changé. Il ajoute: «Cette année, c’est une des meilleures saisons du point de vue du prix, de la quantité et de la température. Il a fait vraiment beau, on n’a pas perdu une seule journée, la mer était en lac presque tous les jours. On pêche dans une baie, c’est plus calme qu’ailleurs. On a eu une moyenne d’augmentation des prises de 33 %.»

Pour M. Blais, ses captures ont été régulières toute la saison, et l’augmentation de la taille règlementaire ne lui a évidemment pas posé problème: «Il y avait assez de homards qu’on ne s’en est pas aperçu. On pense qu’il va y avoir encore plus de homards l’année prochaine. Quand on a fini, les cages étaient encore pleines de petits et de femelles avec leurs oeufs.» C’est visiblement encouragé que le pêcheur anticipe les prochaines années à bord de son embarcation où il travaille avec ses deux fils.

Enfin, à Port-Daniel, Michel Jones est lui aussi porté par le succès de sa pêche. «C’est une très, très bonne saison. On a une augmentation de nos captures d’environ 20 %», souligne-t-il. Ses prises étaient excellentes au début de la saison et ont diminué légèrement vers la fin, sans toutefois connaître de baisse alarmante. Pour le pêcheur, 2021 marque un record et il n’est pas près de l’oublier: «C’est rare que les prises soient hautes et que les prix le soient aussi. On n’a perdu aucune journée, le temps était très beau.» M. Jones observe une belle relève sur ses fonds de pêche, ce qu’il trouve encourageant.

LA GASPÉSIE – page 7 – Volume 34,3 Juin-Juillet-Août 2021

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À propos de l'auteur : 

Ariane Aubert Bonn
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