Merinov consolide trois projets technologiques en transformation des produits marins

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Merinov pourra livrer trois projets de longue haleine cette année, avec une contribution du gouvernement fédéral pour leur réalisation annoncée en février. La ministre du Revenu national, Diane Lebouthillier, a confirmé un octroi de 361 600 $ à Merinov, l’organisme en charge du Centre collégial de transfert technologique des pêches (CCTTP) du Cégep de la Gaspésie et des Îles.

Trois projets seront consolidés et livrés au cours des prochaines semaines. De plus, cinq emplois dans le domaine de la recherche seront maintenus ou créés.

UNE MEILLEURE CONSERVATION À MOINDRES COÛTS

La conservation du homard et du crabe   vivants est un enjeu qui touche l’industrie de la transformation, mais aussi l’exportation de la ressource. Le directeur général chez Merinov, David Courtemanche, explique que le projet «vivier conseil» sera amélioré. Il s’agit de fournir aux entreprises de transport et transformation des viviers adaptés à une meilleure préservation des homards et crabes pour une transformation mieux répartie dans l’année ou pour l’acheminement frais dans une plus grande gamme de marchés.

Depuis cinq ans, Merinov avait surtout fourni les usines de transformation. Les viviers pourront désormais servir le domaine de l’exportation. Un vivier conseil comporte des sondes qui analysent l’eau. «Tout est lié aux teneurs en nitrates, à la température et autres paramètres, indique David Courtemanche. On va peaufiner l’approche pour s’assurer que les usines vont utiliser moins d’eau, moins d’énergie et pouvoir mettre en marché leurs produits pendant une période plus longue dans l’année». Les nouveaux équipements pourront être livrés au cours de l’année.

DÉVELOPPEMENT DE NOUVELLES ESPÈCES AQUACOLES

Un second projet qui bénéficiera de l’appui du fédéral est celui de l’écloserie et développement de nouvelles espèces aquacoles. L’aquaculture se diversifie avec l’ajout de nouvelles espèces comme le loup tacheté, par la compagnie Amar Seafoods, qui fait affaire avec Merinov depuis un peu plus d’un an. Le projet demande son lot de recherches afin de mettre en place les équipements permettant de reproduire adéquatement l’espèce. D’autres espèces sont également à l’étude. «Quand on développe une nouvelle espèce, il y a toute la question de la domestication. On doit établir les paramètres pour la ponte, l’éclosion, le développement», mentionne M. Courtemanche. Celui-ci ajoute que l’objectif est de fournir de bons poissons en santé et productifs.

VALORISATION DES COPRODUITS

La valorisation des coproduits de la mer est sur la table depuis plusieurs années. Dans une optique de réduction du gaspillage et d’ajout de valeur aux produits pêchés, Merinov développe des technologies permettant de tirer un maximum des espèces marines. «On vise l’alimentation humaine, l’alimentation animale, la pharmaceutique et la nutraceutique», affirme M. Courtemanche, en expliquant que des ingrédients des produits de la mer peuvent être utilisés dans une multitude de domaines.

La mise en place d’une plateforme de transformation pour produire des ingrédients à haute valeur ajoutée sera donc mise en place et livrée au cours des prochaines semaines. Parmi les produits qui seront extraits des fruits de mer, le chitosane (un supplément alimentaire, ingrédient de shampoings et composante de nombreux autres produits) est fortement en demande. Or, jusqu’à présent, son extraction demandait de grandes quantités d’eau et de produits chimiques. Merinov met donc en place une façon différente d’extraire cet ingrédient: «Il y a des procédés de production qui respectent l’environnement, ce qui fait en sorte que ça devient intéressant de l’exploiter, ça va donner une longueur d’avance à l’industrie québécoise», indique M. Courtemanche.

La réduction des déchets, en plus de la valorisation des ingrédients, est également un facteur économique important. David Courtemanche affirme qu’une part importante des produits de la mer est encore peu valorisée. Épandage agricole ou enfouissement pourront désormais être réduits. «L’enfouissement représente 300 000 $ pour les usines de transformation. Si on peut non seulement éliminer ces coûts, mais aussi en tirer un revenu, on est nettement gagnants tant du point de vue économique qu’environnemental», souligne le directeur général de Merinov.

APPUI FINANCIER – page 39 – Volume 34,1 Février-Mars 2021

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À propos de l'auteur : 

Ariane Aubert Bonn
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